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Air de Paris

a le plaisir de vous annoncer


Bruno Serralongue

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"The Roots of South Sudan", Juba, Sud-Soudan, 08 juillet 2011, 2011
Série Sud Soudan
Ilfochrome collé sur aluminium, 157 x 126 cm, Edition 5

Au terme de plusieurs décennies de guerre civile opposant l’armée nationale soudanaise aux rebelles du sud du pays aboutissant à la signature d’un accord de paix en 2005 et à l’enclenchement d’un processus d’indépendance supervisé par l’Organisation des Nations unies, le Sud-Soudan accéda officiellement à son indépendance le 9 juillet 2011. A cette occasion trois jours de cérémonie furent organisés dans la nouvelle capitale, Juba (Djouba), en présence de plusieurs chefs d’Etats et de gouvernements. Le Sud-Soudan devint le 54ème Etat du continent africain et le 193ème Etat membre des Nations Unies. Depuis l’an 2000, c’est aussi le quatrième pays qui accède à son indépendance à la suite d’une guerre civile (Timor Oriental, 2002, Monténégro, 2006, Kosovo, 2008) qui va entrainer la partition d’un pays sur des bases ethniques, linguistiques et religieuses. Lors d’une conférence à Washington, Hilary Clinton, la chef du Département d’Etat américain (qui était présente à Juba), résumait ainsi l’état du pays : « Le Soudan du Sud a survécu à l’accouchement, mais il a toujours besoin de soins intensifs ». Comme pour les autres pays récemment indépendants, c’est à l’organisation des Nations unies que revient le rôle de procurer ces soins intensifs. A des degrés divers, L’ONU a accompagné ces pays vers leur indépendance et participe activement à la mise en place des institutions exécutives et judiciaires sur le modèle de la démocratie parlementaire dans laquelle je vis.

Ce n’est pas la question du bien fondé de ces guerres d’indépendance qui me préoccupe, je suis à priori toujours pour. Ce qui me préoccupe serait plutôt le rôle tenu par les puissances extérieures au nom du « droit d’ingérence » tel que le formule Alain Badiou à propos d’un autre conflit, « l’intervention a[avait] montré que, sauf dans des coins perdus où on peut s’entretuer artisanalement pendant des décennies sans que la « morale » s’émeuve, les impériaux, dirigés par les Etats Unis et organisés dans l’OTAN, avec l’ONU comme couverture méprisée, disposent du monopole de la guerre sous la forme suivante : On ne laissera personne gagner une guerre. […] Ce qui compte est que l’ambitieux ne puisse l’emporter. On pourrait objecter que c’est en étant victorieux dans des guerres que les occidentaux, et singulièrement les Américains, ont forgé leur puissance planétaire. Très juste. Cela veut seulement dire qu’on a compris la leçon : on ne laissera personne devenir puissant ».

Les Rencontres d'Arles
du 2 juillet au 22 septembre 2012
Tous les jours de 10h à 20h


Vers la lune en passant par la plage

une exposition conçue par

Liam Gillick & Philippe Parreno

« Trois sonneries de corne de brume annoncent le commencement du travail - attirant le public aux Arènes. Il s’agit d’une exposition sur le travail, la production et la transformation – des idées en mouvement perpétuel. Un paysage lunaire se composera progressivement, autour duquel les artistes développeront des idées nouvelles. Tout sera visible, sans distinction entre production, présentation et échange. » Liam Gillick et Philippe Parreno, 2012.

Vers la lune en passant par la plage
Arènes d'Arles
du 5 au 8 juillet 2012
tous les jours de 9h à 22h


AIR DE PARIS
32 rue Louise Weiss 75013 Paris
T. +33 (0)1 44 23 02 77 - F: + 33 (0)1 53 61 22 84
www.airdeparis.com

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Bruno Serralongue

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"The Roots of South Sudan", Juba, Sud-Soudan, 08 juillet 2011, 2011

Serie Sud Soudan
Ilfochrome print mounted on aluminium, 157 x 126 cm, Edition 5

After decades of civil war between the Sudanese army and rebels from the south finally led to the signing of a peace agreement in 2005 and a process of independence overseen by the United Nations, South Sudan officially became independent on 9 July 2011. The event was marked by three days of ceremonies in the new capital of Juba, attended by a number of heads of state and government representatives. South Sudan thus became the 54th state on the African continent and the UN's 193rd member. It is also the fourth country since 2000 – together with East Timor (2002), Montenegro (2006) and Kosovo (2008) – to gain its independence in the wake of a civil war that culminated in the partition of a country along ethnic, linguistic or religious lines. At a conference in Washington Hillary Clinton, head of America's State Department, summed up the country's situation as, "South Sudan survived being born, but does need intensive care." As for the other newly independent nations, it is up to the United Nations to ensure this intensive care; in varying degrees it assisted them along the path to independence and is now taking an active part in establishing executive and judiciary institutions on the model of the parliamentary democracy I live in. Justifying these wars of independence is not my main concern. In principle I'm always in favour. What bothers me is the role played by other powers in the name of the "right to intervene".

As Alain Badiou has said regarding another conflict, "The intervention showed that except in out-of-the-way places where people can go on massacring each other for decades on a small scale without "morality" rising up in protest, the imperial powers – headed by the United States and under the NATO umbrella, with the UN they despise covering for them – hold a monopoly of war that can be summed up as 'We won't let anybody win a war.' […] What counts is that nobody with real goals should triumph. It could be objected that it was as victors in wars that the Western countries, and conspicuously the Americans, have built their power. Exactly right. That only means that the lesson has been learned: 'We won't let anybody become powerful.'"

Les Rencontres d'Arles
from July 2nd to September 22nd, 2012
Everyday from 10am to 8pm


To the Moon via the Beach

an exhibition conceived by

Liam Gillick & Philippe Parreno

Announcement that work has commenced will be made by three short blasts on an air horn – drawing people to the Amphitheatre. This is an exhibition about work, production and change – ideas in constant motion. A moonscape will be created around which artists will develop new ideas. Everything will be visible – no difference between production, presentation and exchange.” Liam Gillick et Philippe Parreno, 2012.

To the Moon via the Beach
Arènes d'Arles
From July 5th to 8th, 2012
Everyday from 9am to 10pm


AIR DE PARIS
32 rue Louise Weiss 75013 Paris
T. +33 (0)1 44 23 02 77 - F: + 33 (0)1 53 61 22 84
www.airdeparis.com

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